원래 교토의 만슈인(曼殊院) 절에‘여름과 겨울 산수’라는 이름으로 전래되었던‘추경산수도’와‘동경산수도’이다. 사계 산수도의 4폭 가운데 2폭인 것으로 여겨진다. 셋슈(1420-1506?)는 슈분(周文), 죠세쓰(如拙), 남송의 여러 대가, 명대의 절파(浙派) 등 실로 다양한 양식을 학습했지만 이 그림에 보이는 안정감있는 구도와 힘찬 필치는 셋슈의 독자적인 화풍을 잘 나타내고 있다. ‘가을 풍경’에서는 화면의 왼쪽 아래부터 계류를 따라 구부러진 길이 이어지며 도중에 이야기를 주고받는 2사람의 인물이 점경으로 묘사되어 있다. 더욱이 그 뒤로 누각과 원산이 이어져 공간의 깊이감이 견실하게 표현되어 있다. 그림의 모티프가 아랫쪽에 집중되고 윗쪽은 끝없이 넓은 공간이 전개되고 있는 점은‘겨울 풍경’과 대조적이다. 한편‘겨울 풍경’에서는 눈으로 뒤덮인 절벽이 화면 중앙에 솟아 있으며 배에서 내린 인물이 누각을 향해 걸어가고 있는 모습을 그렸다. 허공에 걸린 절벽을 나타낸 강한 윤곽선과 말라버린 겨울 나무는 혹독한 추위를 느끼게 한다. 화면 왼쪽아래의 구석에서부터 시계 바늘의 반대 방향으로 바위와 산들을 나선형으로 배치한 구도는 인위적 구축성을 강하게 풍긴다. 강한 필묵의 기세와 더불어 화면 공간에는 의도적인 깊이감이 배제되어 있다.
Originally, Autumn Landscape and Winter Landscape were passed down in the Kyoto temple Manshu-in as Summer and Winter Landscapes, and it is thought that these were two of four scrolls depicting the theme Landscapes of the Four Seasons. Sesshû (1420-1506?) studied many modes of painting, including those of Muromachi-period Japanese painter-monks Shûbun and Josetsu, as well as various masters of the Southern Song dynasty (c. 1127-1279), and of the Zhe School of the Ming dynasty (1368-1644), however, the stable composition and strong brushwork of these two scrolls demonstrate Sesshû's individual style.
In Autumn Landscape, Sesshû reveals a steady recession into pictorial space: he depicts a winding path following the flow of water from the bottom left of the painting, on which he conspicuously places two people engaged in conversation, with the buildings and mountains in the distant. The motifs are gathered at the bottom, while the upper portion of the painting expands infinitely, in strong contrast to Winter Landscape.
In Winter Landscape, a snow-laden cliff occupies the center of the painting, and a single figure, who has just disembarked from a boat, climbs towards the buildings. The powerful contour lines of the overhanging cliff and the barren winter trees evoke a sense of bitter cold. The composition, which places rocks and mountains in a counterclockwise spiral from the bottom left corner, strongly conveys the contrived structure of the painting. Along with the strong quality of the brushwork, this composition intentionally contradicts the sense of deep recession into pictorial space.
Ce diptyque est composé de deux rouleaux provenant du temple Manshû.in à Kyoto et intitulés respectivement Paysage d'automne et Paysage d'hiver, réalisés à l'encre de Chine dans le style chinois. Ils devaient probablement composer la dernière partie d'un ensemble illustrant les 4 saisons, dont il ne resterait que ces deux peintures. Leur auteur, Sesshû Tôyô (1420 - vers 1506) fut l'élève de Shûbun (mort en 1460) et, selon la tradition, de Josetsu (1394-1428), avant de partir en Chine s'initier aux techniques picturales des grands maîtres de l'époque des Song du Sud (1127-1279) et de l'école de Zhe sous la dynastie Ming (1368-1644). Mais la composition concise et équilibrée de ces deux Paysages dits "à l'encre brisée" alliée à un vigoureux coup de pinceau sont caractéristiques d'une originalité propre à Sesshû.
Dans Paysage d'automne, un chemin sinueux longeant une rivière part en zig-zag du bas à gauche. Deux personnages en conversation ont été disposés au centre, afin de donner une touche réaliste et vivante au paysage. Les toits recourbés des pavillons chinois et les montagnes occupant le fond du lavis donnent une profondeur de champ à l'ensemble. La peinture est concentrée sur la moitié inférieure du rouleau, tandis que l'espace vierge du haut suggère une étendue infinie - composition qui contraste nettement avec celle de Paysage d'hiver.
Sur ce deuxième rouleau, en effet, se dresse au centre un pic rocheux qui disparaît vers le haut, effaçant toute perspective lointaine. Un personnage, qui vient de descendre d'une embarcation, entame sa route vers le temple isolé au loin. Le tracé épais des parois montagneuses qui dominent la scène ainsi que celui des branches dénudées des arbres donnent l'impression d'un hiver rigoureux. Les rochers et les montagnes semblent avoir été disposés en spirales, quand on part du coin en bas à gauche en tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, comme si le peintre avait voulu imposer une architecture artificielle à son œuvre. Cette composition, conjuguée à des traits de pinceau prononcés en noir très foncé, participe à effacer délibérément l'effet de profondeur.